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| Le Contexte de l'époque |
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La puissance de rêve du sport automobile était à son zénith : les images étaient rares, et quelques privilégiés seulement avaient accès à cet univers magique dont les héros affrontaient la mort avec un détachement feint. Il était donc bien naturel que les "24 Heures" soient un jour l'hôte des écrans du 7ème Art. |
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| Il faut bien se souvenir qu'en cette fin des années 60 début 70, les épreuves d'endurance étaient aussi populaires que la F1, et que notamment l'engouement autour des "24 Heures" était particulièrement vif : au Mans, mais aussi à Sebring et à Daytona, sur l'effrayant Nürburging (ancien tracé) ou sur les terribles petites routes de la Targa Florio, de somptueux duels opposaient des voitures aussi extraordinaires que les Porches 908 et 917, les Ferrari 512 S,les Alfa Roméo 33/3, les Matra MS 650 et 660, les Chevron B 16 et autres Lola T70. |
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| Et les plateaux de pilotes étaient évidemment à la hauteur : Andretti, Redman, Donohue, Courage, les frères Rodriguez, Siffert, Elford, Hailwood, Ickx, Merzario, Regazzoni, Stommelen, Peterson, Bell, Hill, Cevert, Pescarolo, Beltoise, et autres Larrousse,Servoz-Gavin et Amon... le gratin mondial alternait F1 et Endurance ! |
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| Sa passion pour l'auto |
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Steve Mc Queen, lui, possédait dans son garage - depuis longtemps déjà - ce qui se faisait de mieux en matière de voitures et de motos de sport (entre autres merveilles l'une des fabuleuses Jaguar XK-SS construites à 18 ex. seulement !), et il s'alignait régulièrement en compétition à leurs commandes (à moto, il courrait avec un club de Hell's tendance anars baptisé "Le Chiures de Poulets Racing Team" !). Et forcément, l'envie de jouer dans la cour des grands ne tardera pas à lui venir. Voir aussi:Ses passions, les sports mécaniques autos et motos.
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| Il s'achètera donc une Porche 908 mais, pas fou, prendra des cours de perfectionnement avec son pote le pilote Richie Ginther avant de s'engager dans de grandes courses. C'est ainsi que l'on verra finir 2éme des 12 Heures de Sebring associé au pilote de F1 Peter Revson. |
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| Le film |
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jaquette VHS du film
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Le Mans ? Il en rêvait. Mais pas ses assureurs... Alors, il les fera un peu par film interposé. Ainsi naîtra "Le Mans" en 1970, film écrit par Harry Kleiner, produit par Jack N. Reddish et réalisé par Lee H. Katzin, avec une musique originale de Michel Legrand. Et surtout, Mc Queen fera ce qui lui tenait le plus à cur : une ode au sport automobile et à la compétition, une hymne aux 24 Heures, qu'il aimait par dessus tout, et un hommage aux pilotes, et à leurs entourages, mécanos, ingénieurs, techniciens... |
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Tout ce qui avait été fait auparavant sur le sujet avait été très décevant, y compris "Grand Prix"(1966), avec James Garner. Des réalisateurs et des acteurs aussi réputés que Howard Hawks, John Frankenheimer, Paul Newman ou Kirk Douglas avaient eu beau s'attaquer au problème, nous n'avions droit qu'à des navets. Puis vint McQueen. Même s'il n'a ni écrit le scénario ni conçu la mise en scène, c'est "son" uvre : il s'est investi comme jamais, et il a donné le meilleur de lui-même. Il voulait un film "vrai" sur le sport automobile, ni plus ,ni moins. Une histoire qui sonne juste. Et quand un scénariste ou un réalisateur essaiera de pervertir le film, il les virera. Ou les fera virer. Il est prévu de débuter les prises de vues au printemps 1966, mais Steve part en Asie pour le tournage de "La canonnière du Yang Tsé" qui dure cinq mois de plus que prévu. De son côté, James Garner signe pour jouer le rôle-titre de "Grand Prix". Manifestement le projet de Frankenheimer est beaucoup plus avancé au point d'en être à louer plusieurs circuits. Finalement, le coup de grâce semblera venir de l'associé de Steve : Jack Wamer qui déclare brutalement qu'il n'a pas l'intention de produire un second film sur le Sport automobile. Quatre ans de travail passent à la trappe. |
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Résumé du film Michael delaney, pilote de course americain joué par McQueen, revient à la competition un an aprés avoir gravement été accidenté en course.Alors qu'il se prépare à affronter son rivale, l'allemand Erich Stahler, joué par sigfried Rauch, dans le cadre des 24 heures du mans, une histoire d'amour débute avec la femme de Belgetti, joué par la superbeElga Andersen, le pilote qui à péri l'année précédente dans l'accident dont McQueen a rechappé de justesse. |
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Pour commencer, il s'assurera la collaboration de professionnels authentiques, confiant un rôle important à Derek Bell de conseiller technique ou même d'acteur. Beltoise, Larrousse, Pesca, Jabouille et d'autres encore feront office de conseillers techniques. Fort de son budget de 5.5 milliards de francs de l'époque - il voulait être à l'aise de ce côté là - Steve s'occupera ensuite de louer ou acheter les véritables héroïnes des véritables 24 Heures :porche 917, Ferrari 512, Matra 650, etc... Résultat : le film sonne juste. |
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| Le casting du film | ||||
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Comedien
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Role
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Voiture
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Pas d'hémoglobine pour l'hémoglobine. Pas d'hystérie. Pas de scènes surréalistes avec des cascades invraisemblables. Rien d'outrancier, ni dans le personnage incarné par Mc Queen, Mike Delaney, qui n'a rien d'un matamore - d'ailleurs il ne gagne pas les 24 Heures -, et auquel Steve donne une remarquable épaisseur humaine. Côté fesses, sexe, amour et bons sentiments (tout ça c'est pareil), le scénario ne prévoira que le strict minimum. Il fallait bien une histoire ! "Le Mans" est un film fait par un fan pour les fans, et d'ailleurs dédié à "ceux qui ont perdu la vie" sur le circuit des 24 Heures. |
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| Anecdotes |
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Les scènes de courses y sont d'une éclatante vérité. Pour alimenter le film en scènes " live ", la production engagera aux 24 Heures 1970 une voiture équipée, pour la première fois dans l'histoire, d'une caméra embarquée, une Porche 908/02 pilotée par Jonathan Williams Herbert Linge (elle finira mais non classée pour cause de distance parcourue insuffisante). mais les morceaux de bravoure demeurent les deux gros crash du film - tellement réalistes que l'un est prémonitoire, puisqu'on y voit une "Ferrari 512" ( en réalité une vieille LolaT70 re-carrossée) s'envoler littéralement dans les arbres. Le second montre le héros, Mc Queen, commettant l'erreur de se déconcentrer au volant de sa 917 en pleine trajectoire sur une piste détrempée, partir en tête à queue et se fracasser dans les rails : pas de sang ni de morceaux de cervelle voltigeant dans le public, juste une représentation exacte de la vérité... |
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| Le spécialiste de effets spéciaux, Malcom Smith, professionnel à l'imagination incroyablement fertile, est un grand ! " Je me souviens, raconte François Gaillard, alors jeune photographe de l'agence Associated Press accrédité sur le tournage,avoir été bluffé en constatant que les arbres dans lesquels la "Ferrola" ( Ferrari - Lola) s'envole étaient plantés dans des pots : ainsi, à l'écran, ils tombent comme des quilles sans que ça paraisse anormal. Au contraire, la sensation de violence du choc n'en est que renforcée : en tout cas, on n'y voit que du feu !". L'objectif assigné par Steve Mc Queen sera donc parfaitement bien atteint. |
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