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PHOTOS
DU TOURNAGE
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10.Une GT 40 très spéciale De toutes ces voitures, la plus étonnante est une Ford GT 40 achetée à John Wyer et transformée en Spyder. Elle est équipée d'une caméra Arriflex 35 mm installée dans une tourelle derrière le pilote au centre de la voiture. La caméra pilotée par l'opérateur image, assis à gauche du pilote, peut pivoter sur 180° pour filmer une voiture qui la double. Le technicien visionne la prise de vue sur un écran de contrôle situé devant lui au-dessus des genoux ! Autre possibilité pour un autre type de plan: une caméra Mitchell, que l'opérateur fait panneauter à la main, est installée du côté de la porte gauche, à l'intérieur de la voiture. On peut imaginer la difficulté du travail du technicien (casqué !) à des vitesses allant jusqu'à 250 krfi/h. Cette fameuse GT 40, au comportement parfois peu prévisible est pilotée par Jonathan Williams et Rob Slotemaker. La plupart des prises de vue sont réalisées en fixant une, deux et parfois trois caméras sur un treillis de tubes, à l'avant, à l'arrière ou sur le côté de la voiture. Toutes les images sont tournées à vitesse réelle üusqu'à 300 km-h), jamais accélérées.
Pas moins de 41 pilotes participent à la seconde partie du tournage. Certains sont en- gagés pour plusieurs semaines, d'autres ne font qu'une courte apparition. Le cachet de l'époque est pour chaque pilote de 150 $ la journée (l'équivalent actuel de 900 euros) auquel s'ajoutent les frais de déplacement.
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11.Le film dans l'impasse C'est l'été, la campagne est belle et le rythme du tournage fait qu'il faut parfois attendre une heure ou plus avant que le réalisateur, John Sturges, ne prononce le fameux "Action ! ". Les pilotes improvisent des matchs de foot en attendant, une partie d'échecs pendant que les techniciens règlent de nombreux problèmes. Très souvent, on arrose abondamment la piste pour recréer les conditions de la course. Certains supportent malcette attente. Puis soudain, le tournage reprend : il s'agit de régler au millimètre la façon dont 4, 6 ou 10 voitures se dépassent avant tel virage, le tout filmé sous différents angles. Le soir, c'est la belle vie dans les boites de nuit de la région. Courant juillet, les choses dérapent. Côté personnel, les relations entre Steve et Neile sont au plus mal. Quant au film, McQueen et Sturges sont en désaccord. Sturges qui l'a dirigé avec succès quelques années plus tôt sur "La proie des vautours", "Les sept mercenaires" et "La grande évasion", a maintenant en face de lui quelqu'un qui veut imposer sa version du scénario. Steve ne joue plus seulement le rôle principal. c'est aussi l'un des coproducteurs. Chaque jour, le tournage prend un peu plus de retard. Débarquent alors les managers de Cinema Center Films qui demandent des comptes. |
12.Les tractations Les tractations se passent très mal. Les agents et les avocats s'en mêlent. Steve tente d'imposer sa vision du film qui n'est pas celle de ses coproducteurs. Quand tout le monde finit par repartir aux USA, Sturges propose à Steve de retravailler sur le scénario. Fatigué par toutes ces tensions, Steve préfère partir au Maroc avec sa femme et ses enfants. Sturges lâche prise et décide de rendre son tablier (il ne sera pas crédité au générique du film). Le film est une nouvelle fois en panne. Cinema Center Films dépêche quelques jours plus tard Lee Katzin, un réalisateur de télévision.
Personne n'a prévenu l'équipe de son arrivée lorsqu'il débarque au Mans. La venue d'un homme de télévision n'est guère appréciée. Il fait retravailler les auteurs sur le scénario. Il s'agit clairement d'un film de fiction et non d'un documentaire. Le tournage reprend avec plusieurs semaines de retard. Clairement, Lee Katzin est bien loin de l'univers des pilotes et du sport automobile. Steve quitte souvent avec éclat le tournage pour s'enfermer dans sa caravane. L'équipe avance tant bien que mal sur les scènes où l'on n'a pas besoin de lui.
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