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PHOTOS
DU TOURNAGE
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4.Le départ A 16 heures, les 51 voitures sont rangées en épi, moteur éteint. Ferry Porsche donne le départ. Les pilotes sanglés n'appuient sur le démarreur qu'une fois abaissés les drapeaux tricolores installés tous les 30 mètres sur les fascines face à eux (cette procédure ne sera plus jamais réutilisée). C'est Herbert Linge, moins "chaud" que Jonath Williams, qui a été retenu par la Production pour prendre le départ de la course, à bord de la Porsche (caméra " n°29). Vingt secondes avant le dépard de la course, Linge lance la caméra avant. Puis, quelques instants avant de démarrer, il lance les 2 caméras placées à l'arrière, au-dessus du moteur. Une bobine 35 mm représente 400 pieds de pellicule (122 m), soit environ 4 minutes et 30 secondes à 24 images/seconde. Ainsi, la totalité du premier tour est "mise en boîte", ainsi que quelques secondes du 2eme tour par les 3 caméras. Et la voiture s'arrête comme prévu au bout de 2 tours pour changer les magasins de pellicule.
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5.La technique se met en place ! Par la suite, les arrêts seront un peu plus espacés ! Les pilotes seront maîtres de décider à quel moment déclencher la prise de vue à partir d'un petit boîtier installé à droite du levier de vitesse sur le tableau de bord, tout d'abord avec les caméras arrière puis avec la caméra avant, pour suivre le dépassement d'une Porsche 917 ou d'une Ferrari 512 S. Les Porsche ont pris le dessus dès le départ. La Ferrari d'usine de Giunfi-Vaccarella abandonne dès la 1ére heure. Et la pluie commence à tomber après seulement 2 heures de course. Ce sera une des éditions les plus humides de toute l'histoire de l'épreuve. La Porsche n°29 fait un nombre d'arrêts considérable pendant les 2 tours d'horloge. Les pilotes, bien qu'ayant clairement été engagés pour les prises de vue, sont un peu déroutés par ces arrêts fréquents qui cassent le rythme de la course. Jonathan Williams dira: "J'ai trouvé cette expérience plutôt curieuse en tant que pilote, en raison du très grand nombre d'arrêts au stand pour changer les caméras. A la place des relais classiques toutes les deux ou trois heures, quand tout va bien, c'était en quelque sorte, "Salut, on se revoit dans un quart d'heure!", à chaquefois que l'on repartait des stands. "
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6.Les imponderables Heureusement, la Porsche ne connaîtra aucun problème mécanique majeur. Il n'y aura qu'une seule alerte durant la nuit. Sous des trombes d'eau, Williams part en aquaplaning au niveau de la passerelle Dunlop. Il a juste le temps de penser : "je crois qu'ils ne vont pas apprécier", en attendant le crash. Mais, au dernier moment, il retrouve un peu de grip. La Porsche heurte le rail de sécurité, mais ne semble pas avoir trop souffert. Williams revient en piste et poursuit quelques tours avant de s'arrêter au stand. Les mécaniciens ne relèvent qu'une rayure sur la carrosserie ! Finalement, LingeWilliams terminent la course à la 9eme place, malheureusement non classés (de peu : ils ont parcouru 3798 km et il leur manquejuste 112 km !) pour une distance réglementaire insuffisante. En raison des conditions dantesques, huit autres sont également non classés pour la même raison. Seuls sept équipages figurent au classement cette année-là. Ce sont Hans Herrmann et Dick Attwood qui l'emportent au volant d'une Porsche 917 à plus de 191 km/h, devant Larrousse-Kauhsen (Porsche 917) et Lins-Marko (Porsche 908). Seules deux Ferrari 512 S rallient l'arrivée en 4e et 5e places : la n' 1 du NART (Posey-Buckum) et la n 12 de l'Écurie Francorchamps (de Fierlant-A.Walker).
Ce sont les seules rescapées des 11 Ferrari 512 S engagées ! Côté tournage, les choses ont été difficiles: outre la pluie, les trois Porsche Gulf, les quatre Ferrari officielles, les 3 Matra et 2 Alfa Romeo ont abandonné pendant la 1ere partie de l'épreuve. La course n'a certes pas suivi le scénario ! |
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